Elogio de la cita literaria… como salteadores de caminos y atracadores de bancos


Thievery CorporationThe Richest Man in Babylon, apoteosis de la cita musical…

Finalizada la lectura de Les voyageurs du temps, impresión confirmada: me ha gustado mucho. En cierto momento también yo temí que se convirtiera en un perezoso hilado de citas y de relecturas de sus libros previos, pero no. No me gustan las estridencias, ni las histerias y jeremiadas de parte de los hombres, tanto menos de los hombres de letras en buena situación; me venía bien, pues, recuperar a Sollers. Copio algunas citas que me han hecho gracia. Una de las frases de Ducasse podría utilizarla un editor para rechazar manuscritos especialmente ininteresantes.

Elogio de la cita – Walter Benjamin

Les arriérés d’aujourd’hui, consommateurs colonisés de la bouillie anglo-saxonne, croient qu’on fait des citations pour briller, remplir la page, s’épargner un effort, alors qu’il s’agit d’un art très ancien et très difficile. Les écrits essentiels en sont pleins, le Talmud, par exemple. Le subtil Walter Benjamin, expérimentateur des haschisch et auteur d’un « principe du montage dans l’Histoire », le définit ainsi :

            « Les citations, dans mon travail, sont comme des voleurs de grands chemins qui surgissent en armes, et dépouillent le promeneur de ses convictions ». pp. 234-5.

Pedir dinero al banquero de papá (Isidore Ducasse)

Dites-moi, cher Monsieur, « avant le 1 septembre, époque à laquelle mon corps fera une apparition devant la porte de votre banque ».
Vous pouvez m’écrire à tout moment :
« Au reste, je suis chez moi à toute heure du jour. »
Voilà une « belle affaire », c’est-à-dire une histoire sans importance :
« Après avoir réflechi beaucoup, je confesse qu’elle m’a paru remplie d’une notable quantité d’importance nulle. » […]

C’est au même banquier Darasse que Ducasse, le 12 mars 1870 (il meurt en novembre à l’âge de 24 ans et demi, pendant le siège allemand de Paris), annonce que sa méthode a complètement changé après l’échec des Chants de Maldoror, pour (dans Poésies I et II, donc) chanter exclusivement « l’espoir, l’espérance, le calme, le bonheur, le devoir ». Voilà qui devrait plaire au banquier et au père. Ici, l’humour est à son comble, et n’a été que très peu compris. » Idem., p. 207.

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